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 Mais ma petite compagne était butée. Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

L'ex-miss Black-and-White révéla des goûts de la plus criarde polychromie.

Véritablement, certaines pièces de sa toilette se réclamaient de couleurs inconnues chez les pires aras des forêts brésiliennes.

Le tout assorti avec un parti pris d'inharmonie et de mauvais goût fort agressifs.

Mes observations, douces ou rageuses, obtinrent le même résultat, à savoir celui que récolterait un tout petit enfant décochant des chiquenaudes sur le pilier N.-O. de la Tour Eiffel.

Parfois, je m'indignais:

—C'est dégoûtant! j'ai épousé une eau-forte et voici qu'aujourd'hui j'ai pour femme une image d'Épinal!

Mais ma petite compagne était butée.

—Je ne reprendrai du noir, se plaisait-elle à répéter, que le jour où je serai veuve.

—J'eus la très forte envie de me tuer… pour voir.

Une courte réflexion me fit revenir à une attitude plus sensée.

Et puis, sacrifier une existence humaine uniquement pour la simple couleur d'une toilette de dame, me parut excessif.

Je me contentai alors de tuer sa mère, démarche qui produisit, d'ailleurs, le même effet, à ce point de vue un peu spécial.

Depuis ce jour, j'ai retrouvé ma petite Black-and-White de l'année dernière, et je suis bien heureux.

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  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 04-09-2013 à 09h50

 Puis, soudain, un grand silence. Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

De grands feux allumés durant quelques jours par toute sa maison sont brusquement éteints un beau soir, les portes et fenêtres sont alors ouvertes à tous ballants et la pleurésie fait son oeuvre.

Quelle bête résisterait à ce régime?

(Inutile d'ajouter que ces messieurs et dames habitent, pendant cette expérience, un autre séjour.)

Évidemment, l'idée est ingénieuse, mais la pratique en est-elle bien commode? Je ne le crois pas.

Je travaille la question de la destruction des souris depuis bientôt un an, je la travaille sans relâche, et je puis affirmer que mon âme ignore le découragement autant que s'il était encore à naître.

Je crois modestement avoir réussi.

Le fruit de mes veilles, je vous le livre, sans espoir d'autre récompense que ma conscience satisfaite et la joie de nos ménagères enfin rassurées sur leurs provisions.

Le système consiste à capturer quelques souris qu'on enferme dans une boîte de fer blanc (autant que possible) et auxquelles on fait suivre un traitement spécial.

Pas de pain, pas de grain, en un mot rien de végétal dans leur alimentation.

De la viande, rien que de la viande.

La souris, qui, à l'état libre, est éminemment panphage, devient carnivore avec une facilité surprenante.

Non seulement carnivore, mais carnassière, dois-je dire, et cruellement carnassière.

Au bout d'un mois, toute souris soumise au régime exclusif de la viande s'est transformée en une sorte de petit animal féroce qui n'hésite pas à tuer ses congénères pour s'abreuver de leur sang et se repaître de leur chair.

C'est à ce moment qu'on remet en liberté ces inexorables barbares.

Alors, se produit un indicible carnage, un massacre général qui rappelle les plus tristes pages de notre histoire.

Puis, soudain, un grand silence.

Les vainqueurs repus s'endorment sur les cadavres mi-rongés des victimes: l'ordre règne à Varsovie.

Recommandation importante: Pour arriver à créer une race de ces souris fratricides il faut, bien entendu, se servir d'animaux des deux sexes, mais pour accomplir l'oeuvre de la destruction, ne lâcher que des femelles, beaucoup plus féroces que les autres et incapables ensuite de procréer des lignées de rongeurs qui se retourneraient un jour contre nous.

Si l'année prochaine, il subsiste une seule souris en France, avouez que ce ne sera pas de ma faute.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 04-09-2013 à 10h02

 las et animalement Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Marguerite était mon seul espoir. J'aurais voulu passer tout de suite de son côté et me coucher dans son lit. Je l'aurais suppliée, menacée; elle aurait dû m'avouer et m'expliquer ces choses étranges, défendues et excitantes que je connaissais d'aujourd'hui. Elle m'aurait appris à les imiter, ce dont j'avais si fortement envie. Je possédais déjà cette froide raison et cet esprit pratique qui m'évitèrent plus tard bien des choses désagréables. Un hasard pouvait me trahir et je pouvais être surprise, ainsi que j'avais surpris mes parents. Je sentais qu'il s'agissait de choses défendues; je voulais prendre mes précautions. J'étais en feu et mon corps, ça et là, me démangeait et me picotait. Je serrais étroitement mes oreillers, et quand j'eus pris la résolution d'accompagner mon oncle à la campagne, pour trouver l'occasion de parler avec Marguerite, je m'endormis.

Je n'eus pas de peine à faire accepter mon plan. Mes parents me permirent de passer huit jours à la campagne. La propriété de mon oncle se trouvait à quelques lieues de la ville, et nous partîmes après dîner. Durant tout le jour je fus aussi complaisante et aimable que possible. Marguerite semblait me voir avec plaisir. Ma petite cousine n'était pas indifférente, et mon cousin était fort timide. Comme il était le seul jeune homme que je pouvais fréquenter sans soupçons, j'avais d'abord pensé à m'adresser à lui. Il aurait pu me soulager de toutes les énigmes qui me tourmentaient depuis que je m'étais cachée dans l'alcôve. J'étais très aimable avec lui, même provocante; mais il m'évitait toujours. Il était pâle et maigre, ses yeux inquiets et troubles. Cela lui était très désagréable quand je le touchais pour le chicaner. J'appris bientôt la raison de cette conduite, d'autant plus étrange que tous les jeunes gens que je connaissais dans la société courtisaient les demoiselles. Nous arrivâmes à la propriété de mon oncle sur les huit heures du soir. Il faisait très chaud. Fatigués de la route, nous nous hâtâmes de monter dans nos chambres pour faire un brin de toilette. Nous prîmes le thé. Très naïvement, je m'arrangeai de façon à coucher dans la chambre de la gouvernante. Je prétendis avoir peur de coucher toute seule dans ma chambre étrangère. On trouva cela tout naturel. J'avais imposé ma volonté, j'étais contente, convaincue d'arranger aussi tout le reste d'après mes plans. Pourtant, je ne devais pas aller au lit sans avoir encore une aventure ce jour-là. Aujourd'hui encore, je ne puis la raconter sans dégoût. Après le thé, je voulus soulager un besoin naturel. Il y avait deux portes, côte à côte. Les deux lieux étaient séparés par des planches, dont quelques-unes étaient très largement fendues. Je voulais justement sortir, quand j'entendis que quelqu'un s'approchait. On entra dans le cabinet d'à côté. On verrouilla la porte. Je ne voulais pas sortir avant que mon voisin s'éloignât. Par curiosité et sans mauvaise pensée, je regardai par une fente. Je vis mon cousin. Il s'occupait de toute autre chose que je croyais. Il s'était assis les jambes allongées et tâchait de réveiller sa léthargie avec beaucoup de feu, et je vis que l'opération prenait bientôt une excellente tournure. Ainsi que mon corps ne pouvait pas être comparé à celui de ma mère, celui de mon cousin ne pouvait l'être avec le corps de mon père. Il s'occupait avec beaucoup de constance. Ses yeux si froids s'animèrent peu à peu. Je le vis frissonner, crisper ses lèvres et tout à coup le résultat de tant d'efforts apparut, résultat encore énigmatique pour moi. Je regardai par terre pour me rendre bien compte du but qu'avait poursuivi la main, maintenant immobile et fatiguée. Ce spectacle m'expliquait bien des choses, particulièrement tout ce que mes parents avaient dit, et je savais ce que Marguerite avait remplacé artificiellement. Tout cela me répugna outre mesure. Pourtant, durant ce spectacle, une nervosité grandissante s'était mêlée à ma curiosité. Mais maintenant, en voyant la prostration et l'abattement de ce jeune homme, son péché secret me dégoûtait. Ses yeux étaient fixes et troubles. Mes père et mère étaient beaux, quand ils criaient «Je t'aime» ou autre chose; mon cousin, par contre, était laid, grotesque, semblait flétri. Je comprenais très bien ce que Marguerite faisait, car une jeune fille est toujours forcée de se livrer secrètement à ses sentiments et à ses jouissances. D'ailleurs elle l'avait fait avec enthousiasme, avec vivacité et passion; mon cousin, par contre, s'y était livré machinalement, sans poésie, las et animalement. Qu'est-ce qui pouvait pousser un jeune homme sain et robuste à s'adonner à une passion aussi misérable, alors qu'auprès de tant de femmes et de filles il aurait pu se satisfaire beaucoup plus facilement?

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  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 05-09-2013 à 05h40

 de bols de cristal bleu Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

La table avait été arrangée, avec l'aide de nos domestiques européens, un peu à la mode d'Europe, beaucoup à la façon persane: la ligne du milieu était occupée par une forêt de vases, de coupes, de bols de cristal bleu, blanc, jaune, rouge, remplis de fleurs; il y avait des fleurs partout; il y en avait à profusion. Pour nous, cet amoncellement de couleurs variées et désordonnées était un peu nouveau, mais non sans élégance; pour nos hôtes, la nouveauté consistait dans les cuillers et les fourchettes qui les attendaient et dont ils allaient faire l'épreuve. Ce dîner fut très-amusant: j'avais à côté de moi deux Persans, un frère d'Aly-Khan et un Ispahany; ils s'escrimaient de leur mieux à saisir quelque chose dans leur assiette avec les instruments inconnus dont on les avait gratifiés, et se complimentaient mutuellement lorsqu'ils avaient réussi à porter un morceau à leur bouche sans se piquer, ou même en se piquant. Ainsi que le prescrivaient les lois de la politesse, ils s'exclamaient à qui mieux mieux sur les avantages de notre méthode, sur ses mérites infinis, et sur la facilité avec laquelle ils la pratiquaient. Certains mets leur paraissaient surtout excellents, et parmi ceux-ci ils remarquèrent la moutarde: l'un d'eux en remplit son assiette et déclara qu'il n'avait jamais rien mangé de si bon. Comme, en somme, leur dîner se passait en une sorte de gymnastique qui ne devait pas les nourrir beaucoup, je les engageai tout bas à ne pas pousser la politesse plus loin et à se servir à leur guise, pour ne pas sortir de table affamés; ils firent beaucoup de façons, mais enfin ils adoptèrent un moyen terme: tenant de la main gauche leur fourchette en l'air, ils saisirent les morceaux avec la main droite, et remarquèrent que de même que la France et la Perse ne pouvaient que gagner à leur mutuelle amitié et à leur union, de même, en combinant les deux manières de procéder, on arrivait à la perfection. Ce qui est certain, c'est qu'ils dînèrent.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 09-09-2013 à 04h47

 Nirvana Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

La table avait été arrangée, avec l'aide de nos domestiques européens, un peu à la mode d'Europe, beaucoup à la façon persane: la ligne du milieu était occupée par une forêt de vases, de coupes, de bols de cristal bleu, blanc, jaune, rouge, remplis de fleurs; il y avait des fleurs partout; il y en avait à profusion. Pour nous, cet amoncellement de couleurs variées et désordonnées était un peu nouveau, mais non sans élégance; pour nos hôtes, la nouveauté consistait dans les cuillers et les fourchettes qui les attendaient et dont ils allaient faire l'épreuve. Ce dîner fut très-amusant: j'avais à côté de moi deux Persans, un frère d'Aly-Khan et un Ispahany; ils s'escrimaient de leur mieux à saisir quelque chose dans leur assiette avec les instruments inconnus dont on les avait gratifiés, et se complimentaient mutuellement lorsqu'ils avaient réussi à porter un morceau à leur bouche sans se piquer, ou même en se piquant. Ainsi que le prescrivaient les lois de la politesse, ils s'exclamaient à qui mieux mieux sur les avantages de notre méthode, sur ses mérites infinis, et sur la facilité avec laquelle ils la pratiquaient. Certains mets leur paraissaient surtout excellents, et parmi ceux-ci ils remarquèrent la moutarde: l'un d'eux en remplit son assiette et déclara qu'il n'avait jamais rien mangé de si bon. Comme, en somme, leur dîner se passait en une sorte de gymnastique qui ne devait pas les nourrir beaucoup, je les engageai tout bas à ne pas pousser la politesse plus loin et à se servir à leur guise, pour ne pas sortir de table affamés; ils firent beaucoup de façons, mais enfin ils adoptèrent un moyen terme: tenant de la main gauche leur fourchette en l'air, ils saisirent les morceaux avec la main droite, et remarquèrent que de même que la France et la Perse ne pouvaient que gagner à leur mutuelle amitié et à leur union, de même, en combinant les deux manières de procéder, on arrivait à la perfection. Ce qui est certain, c'est qu'ils dînèrent.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 09-09-2013 à 04h48


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  Blog créé le 02-09-2013 à 03h37 | Mis à jour le 04-11-2013 à 07h29 | Note : Pas de note